Chers amis,

Je vous partage aujourd’hui une astuce vraiment simple, que vous connaissez tous d’ailleurs. Toutefois, certaines belles âmes n’arrivent pas à mettre en place cette dernière pour différentes raisons.  Nous en évoquerons spécifiquement une aujourd’hui…

Il s’agit tout simplement de ne pas toucher ses boutons et surtout, surtout, surtout : ne jamais les toucher et les percer !

Mes clientes me disent souvent : « Oh la la mais quand je vois une tête blanche, il m’est impossible de ne pas la percer, je trouve ça dégueul****, je ne peux pas sortir comme ça ». Je leur pose donc les questions suivantes : « Ha bon ? Et pourquoi ? Si tu sors comme ça, que va t-il se passer ? Question de vie ou de mort ? ».  Même si je sais très bien quel est le fond du problème et qu’elles le savent aussi (le regard de l’autre), mes « acné jokes » les font souvent rigoler (ouf !). Et moi aussi à dire vrai, puisque je comprends complètement ce qu’elles vivent (j’étais pareille !). Mais bon, comme on dit « mieux vaut en rire qu’en pleurer », n’est-ce pas ? Je suis plutôt partisane de la rigolade et de la positive attitude car il y a de véritables résultats lorsqu’on emprunte ce chemin.

Néanmoins, je les comprends parfaitement ces belles âmes, j’ai connu cette phase moi-même, il y a fort longtemps. Je vais vous expliquer cela…A la différence que je ne me perçais pas que les comédons, « points blancs  ou points noirs»  (big big erreur), je triturais tout ce qui « dépassait » de la surface de ma peau. A partir du moment où je me regardais deux secondes de trop devant le miroir, le carnage commençait. Je devenais comme possédée (oui oui, du genre l’exorciste), je n’arrivais plus à m’arrêter, il ne fallait pas m’adresser la parole, mes émotions prenaient le dessus…J’avais beau essayer de ne pas les toucher avec les doigts et user de stratégies (complètement idiotes) comme l’usage des cotons tiges ou des mouchoirs, je me souviens que je me faisais saigner, j’étais rouge écarlate (là j’imagine bien les bactéries en mode youpiiiii, c’est la fête, découvrons de nouveaux territoires !), impossible de sortir dans l’état dans lequel je m’étais mise : je me détruisais la peau (et le moral). Je me faisais du mal, beaucoup de mal. Mais bon, je vous passe les détails de ce qu’il se passait dans ma psyché à ce moment là, j’aurais fait un très bon patient pour un psychologue.

Aujourd’hui, j’ai des cicatrices irréversibles. Enfin, rien n’est irréversible me direz-vous ; mais personnellement, je ne passerai jamais au laser sous prétexte que je veux avoir une peau de bébé de mannequin de magazine ; parce que le laser, oui, cela comprend des gros risques et je ne tiens pas à les prendre.

Les comédons à tête blanche sont franchement inoffensifs, et, personnellement, je ne considère pas cela comme de l’acné. Ceux-là, au même titre que les points noirs, parce qu’ils partent souvent tout seul. Nul besoin de les tripoter même s’ils sont laids. Ils sèchent d’eux-mêmes, ne font pas de traces et basta, ciao, hasta la vista.

J’ai envie de vous dire : en fait, mieux vaut avoir des points noirs et des points blancs que des papules, des pustules, des nodules ou des kystes. Parce que, ces machins là, ces gros boutons enflammés aux noms très romantiques, sont en réalité votre pire cauchemar. Je vous conseille donc de ne surtout pas les toucher (vous n’aurez pas ma bénédiction pour les blancs et les noirs non plus d’ailleurs). 😉

Un comédon, enflammé ou non, lorsqu’il atteint la surface de la peau élargit le pore (logique). Et, juste en dessous de la surface de la peau, dans la poche du comédon où se situe le sébum, vous y trouvez une bactérie. Cette dernière n’est pas la cause de l’acné (ce qu’on lit dans 90 % des cas et qui est totalement faux, je vous renvoie à mes articles précédents). Seulement, la bactérie dite propionibacterium acnes se propage si nous obligeons la poche à s’ouvrir en direction de la surface de la peau. Si nous essayons de percer le bouton, alors la bactérie contaminera le pore voisin ; et comme je vous l’ai déjà dit, le visage, le dos et le décolleté sont les parties du corps avec le plus de pores ! Vous comprenez pourquoi on ne fait surtout pas de gommage lorsque nous avons de l’acné ? Et pourquoi évitons-nous le contact avec tout ce qui peut l’irriter, faire saigner et contaminer les pores voisins : serviettes, cotons, tissus, etc. ? Je vous renvoie à mes astuces précédentes.

Mais ce que je voulais également dire à travers cette astuce, c’est que percer, triturer et gratter un bouton est un problème sérieux…C’est ce qu’on appelle la « dermatillomanie », c’est un trouble obsessionnel compulsif. Il existe de nombreux témoignages sur internet que vous pouvez aller lire si vous vous sentez concernés par ce débat.

Voici un lien que vous pouvez déjà consulter : http://afcrcc.com/france/

Je crois que lorsque j’étais adolescente, et même un peu plus tard d’ailleurs, j’ai été touchée par ce T.O.C . Finalement, même si cela m’avait fait beaucoup de mal, c’est Roaccutane qui m’avait sauvée puisque je n’avais plus d’acné et donc : adieu le triturage de peau (voyons le côté positif). Lorsque j’ai arrêté la pilule en 2014 et que l’acné était revenue, je suis retombée dans ce T.O.C. ; mais heureusement, j’avais beaucoup plus de ressources intérieures et j’étais bien plus coriace pour m’en rendre compte, y faire face et déplacer le problème ailleurs (bah oui, sinon ce n’est pas drôle). C’est lorsqu’on m’a parlé de la dermatillomanie que j’ai compris tout de suite que j’en étais victime et cela m’a calmé direct l’envie de toucher mon visage, diiiiirect ! C’est là que j’ai tout mis en place pour remédier à mon acné de façon naturelle et que je me forçais à ne plus me toucher la peau (parfois j’avais envie de m’attacher les mains à dire vrai).

Mais finalement, c’est toujours la même chose, il faut être véritablement prêt à accepter que nous avons un problème. Et après la phase d’acceptation, qui peut être pour certaines personnes plus longue que pour d’autres, il y a la phase de mise en place de changements. C’est très déstabilisant : cela remue, cela fait mal, c’est très compliqué parfois, mais il faut prendre son temps et s’écouter (la patience est la plus grande vertu pour la guérison). C’est ensuite qu’on intègre peu à peu les choses et que les changements opèrent pour la vie ! 

Alors si je peux vous donner quelques petits conseils pour éviter de vous toucher les boutons :

  • Ne restez pas devant le miroir en mode « loupe » à vous regarder les détails de votre visage.
  • Si vous avez une routine visage, restez au moins à 50 cm de votre miroir (la distance de votre lavabo en quelque sorte).
  • Ne passez pas trop de temps devant le miroir, une fois le matin et une fois le soir, cela suffit amplement.
  • Si l’envie de vous triturer les boutons est trop forte, essayez de vous raisonner et de vous forcer à faire autre chose…Déplacez votre attention ailleurs : yoga, sport, série Netflix, un bon bouquin, une sortie pour prendre l’air, etc.
  • Si vous restez à la maison, tartinez vous le visage de miel de Manuka ou de miel de thym (ou un autre si vraiment vous n’avez rien d’autre sous la main). Vous pouvez garder le miel en masque plusieurs heures sans soucis. Et, logiquement, cela devrait vous empêcher de vous tripoter la peau puisque, comme on dit par ici : ça pègue ! 🙂
  • Et si jamais vous sentez que vous avez besoin d’aide, il n’y a absolument aucune honte à se faire accompagner par un psychologue, psychothérapeute ou sophrologue. 

N’hésitez pas à partager et à laisser un petit commentaire sous l’article. 

Merci pour votre bienveillance.

Prenez-soin de vous,

Avec tout mon amour,

Alexandra

Crédit photos : Lesli Juarez, Anthony Tran, Luis Galvez & Loverna Journey

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