Coucou les amis,

Aujourd’hui, je vais aborder un de mes sujets préférés : la sexualité !

Au fil de mes accompagnements en naturopathie pour la gestion de l’acné adulte, mais également de part ma propre expérience, je me suis rendue compte que la sexualité pouvait être relativement compliquée pour beaucoup de monde, hommes et femmes compris. Je ne parle pas ici des hommes et des femmes qui ont subis des sévices sexuels et pour qui, le rapport à leur sexualité est peut-être encore plus complexe que ce que je vais aborder aujourd’hui.

Les problèmes sexuels, c’est quelque chose de tout à fait commun, il n’y a pas de quoi en faire des montagnes. Mais le principal, c’est d’accueillir ce fait, se rendre compte que nous pouvons avoir un blocage à ce niveau de notre être, afin de peut-être même poser des mots dessus pour s’en détacher. Ainsi, cela peut permettre de se libérer, éventuellement guérir des blessures (plus ou moins anciennes), et accueillir une nouvelle image de nous-mêmes.

Beaucoup des belles âmes que j’accompagne pour leur gestion de l’acné n’ont pas une sexualité épanouie. Pourquoi ? Tout bonnement parce que l’acné est une atteinte narcissique grave qu’il ne faut pas prendre à la légère ; par conséquent, les hommes et les femmes touchés par ce phénomène se renferment souvent sur eux-mêmes, n’ont plus confiance en eux, ne se sentent pas désirables, ne désirent plus se faire toucher part leur partenaire, et donc, n’ont plus envie de faire l’amour.

Je me souviens de ce temps où mon homme me caressait le visage recouvert d’acné, cela me plongeait directement dans les ténèbres…Et pourtant, faire l’amour, c’est la base d’une hygiène de vie saine et d’une vie épanouie. Je peux même vous assurer que cela contribue à diminuer l’acné car cela rétabli notre équilibre hormonal.

La sexualité est une force de régénération

En médecine traditionnelle chinoise, on dit de l’énergie sexuelle qu’elle nous permet de nous régénérer pour entretenir les forces dont nous avons besoin pour vivre, pour préserver notre santé, afin d’avoir les idées claires et repousser les maladies. Le principe de base de la médecine traditionnelle chinoise est que « sans la sexualité, l’esprit ne peut s’épanouir ». Le Taoïsme a d’ailleurs beaucoup décrit ce phénomène énergétique que je vous invite à lire (voir du côté de Catherine Despeux et Jolan Chang pour ne citer qu’eux, en bibliographie).

Faire l’amour c’est, pour les hommes, non pas seulement un moyen d’assouvir leurs besoins (et si tel est le cas, ils ne savent pas ce que c’est que faire l’amour…ils sont d’ailleurs souvent éduqués au film pornographique, malheureusement; mais ça, c’est un autre sujet…) ; c’est, pour eux, un moyen de puiser les forces en leurs femmes pour s’y ressourcer. Les chinois parlent du principe Yin (féminin) qui nourrit le Yang (masculin), qui a son tour va dynamiser le Yin. Saviez-vous que « Yin Yang » signifie « faire l’amour » ?

En Ayurveda, en plus de la nourriture et du sommeil, c’est la même chose : la sexualité est le moyen par lequel nous équilibrons nos énergies. Elle est indispensable pour préserver sa santé globale. Il n’y a qu’à voir l’abondante littérature qui existe sur le Tantra (terme bien souvent détourné sur lequel je vous prépare un article).

Les théories orientales nous apprennent donc, à juste titre, que la sexualité n’est pas du tout une gymnastique ; elle est avant tout une communion énergétique et psychique pendant laquelle on lâche totalement prise, où tout devient possible et toutes les barrières s’envolent.

Hommes & femmes : la magie de deux corps distincts qui s’assemblent à l’unisson

On sait que les hommes et les femmes sont construits différemment. Ce que je trouve absolument extraordinaire, c’est que pour les hommes, l’excitation sexuelle commence au niveau de leur sexe pour monter au niveau du cœur et de la tête, tandis que pour les femmes, elle commence au niveau des seins, du cœur, pour descendre au niveau du sexe.

C’est pourquoi, les hommes et les femmes ne sont pas toujours « en phase » et qu’ils peuvent parfois avoir du mal à s’ajuster, à trouver le bon équilibre. Pour les femmes, l’énergie sexuelle met plus de temps à investir leur sexe, alors que pour les hommes c’est beaucoup plus rapide. C’est là que l’expérience devient magique car chacun use de sa créativité pour que leurs énergies se diffusent et s’équilibrent. Si la femme reste dans le mental et que l’homme se précipite à vouloir planter son sexe dans celui de celle qu’il aime, il y a de fortes chances que la magie n’opère donc pas car la femme n’est pas prête, les énergies ne sont pas encore descendues suffisamment ; elle se trouve comme « coupée en deux » et malheureusement, elle souffre souvent de problèmes gynécologiques (vaginites, mycoses, etc., je n’élargis pas le sujet ici car Docteur Danièle Flaumenbaum, gynécologue de métier, le fait extrêmement bien ; voir bibliographie). La femme ne permettra donc pas à l’homme de se régénérer, de trouver cet ancrage et cette force dont il a besoin pour se sentir homme et en bonne santé.

L’éducation : conditionnement quand tu nous tiens !

Mais si la sexualité est compliquée pour beaucoup de monde c’est souvent à cause d’un manque d’éducation. Je vous passe les détails sur le sujet de la construction sexuée de la petite fille pour laquelle Françoise Dolto a dédié plusieurs ouvrages (voir bibliographie). Toutefois, ce qui est certain, c’est que lorsque l’on nous parle de sexualité, c’est bien souvent pour nous parler de reproduction, mais on n’évoque pas souvent le plaisir qu’il y a derrière le sexe. C’est justement là où je veux en venir.

Bien souvent en matière de plaisir et de jouissance sexuelle, nos mères ne nous ont souvent pas instruites (je parle pour nous mesdames), ces dernières ne nous ont souvent pas expliqué ce que cela voulait dire être une femme. Cela n’a rien à voir avec elles, cela vient souvent de leurs mères, nos grands-mères, pour lesquelles le sexe servait à concevoir des enfants uniquement. Jamais ces dernières auraient pu, à leur époque, dire que la sexualité était plaisante et que c’était quelque chose de naturel, un besoin comme respirer, boire et manger. Car oui, ne pas vivre une sexualité épanouie, c’est comme faire mourir une part de nous-mêmes. Il est donc primordial de se poser la question, si telle est notre situation : pourquoi n’ai-je pas une sexualité épanouie ? Cela vient-il de moi? De ma compagne ou de mon compagnon? De mon histoire? Mais ça, c’est à vous de faire votre chemin. 🙂

Les hormones de synthèse et le « corps-éprouvé »

Malheureusement, il y a un autre phénomène qui empêche les femmes de s’épanouir sexuellement, c’est tout bonnement la contraception hormonale. Ce fut évidemment une révolution dans les années 60, mais cette dernière permet aussi de mettre « un problème » de côté, de ne pas à avoir gérer sa vie sexuelle, son temple-corps, et désacraliser complètement le cycle féminin qui est pourtant une véritable merveille. Evidemment, c’est plus difficile pour certaines femmes que pour d’autres, mais je crois fermement qu’un corps sans hormones de synthèse est un corps en vie : un corps qui vit, ressens, perçoit, reçoit les énergies, les sensations, les émotions, etc. ; et ça, c’est absolument fantastique (même si ce n’est pas toujours simple à gérer, of course). C’est un formidable moyen d’apprendre à mieux nous connaître, nous femmes, déesses aux multiples facettes.

Personnellement, lorsque j’ai arrêté la pilule en 2014, j’ai rapidement senti les changements dans mon corps. J’ai pu reprendre progressivement le contrôle de ma maison-corps et j’ai également eu cette impression de sortir d’un brouillard mental. Et du point de vue sexuel…j’ai aussi senti la différence à propos de mon désir et le plaisir que je pouvais éprouver. J’ai vraiment eu l’impression d’enfin ressentir mon « corps éprouvé » pour la première fois. Et je vous passe les détails de tous les changements qui se sont manifestés post-pilule. Je vous écrirai un autre article sur ce sujet si cela vous tente.

Néanmoins, il faut quand même savoir une chose, c’est que, dans le cas d’un déséquilibre hormonal, prendre une hormone de substitution pour rétablir ce déséquilibre ne résout souvent pas le problème car cela ne permet pas de connaître son origine. Bien souvent, il est nécessaire d’amorcer un travail psychologique et, comme l’explique justement Docteur Danièle Flaumenbaum, il faut souvent opérer un remaniement psychique et affectif qui va conduire le cerveau à donner les bonnes informations à l’hypophyse, afin de produire des hormones en suffisance. Cela demande donc de faire un travail sur ses éventuels conditionnements, ses croyances, sur notre place dans notre famille, notre relation au monde, à nous-mêmes, mais aussi en fonction de notre histoire accumulée dans nos mémoires. Vaste travail me direz-vous ? Mais encore faut-il avoir envie de le commencer pour voir la magie opérer. Il n’y a pas de mal à se faire du bien (j’adore cet adage !).

Concrètement, ça fait quoi le sexe ?

J’ai seulement envie de vous dire : comment vous sentez-vous après avoir fait l’amour ? Généralement, on se sent vivant, régénéré, et cela même après avoir peu dormi ; on a bonne mine, on est de bonne humeur et ça fait du bien ! De nombreux chercheurs et sexologues ont voué les mérites de la sexualité depuis des décennies : la sexualité nous permet de rallonger notre durée de vie, de diminuer la douleur, le stress, l’anxiété, etc. Cela permet même de brûler de nombreuses calories (c’est cool, pour ceux qui, comme moi, déteste faire du sport !).

Avoir des rapports sexuels libère de multiples hormones : l’ocytocine, par exemple, l’hormone de liaison, de l’attachement (ou même du bonheur) qui nous permet de nous sentir davantage connecté à notre partenaire. Faire l’amour permet aussi de réduire notre sécrétion de CORTISOL !!!!! Oui, chers amis, victimes d’acné, cette fameuse hormone que nous cherchons à stabiliser en vain…A bon entendeur… 😉

Il vous suffit simplement de taper dans dieu Google : « bienfaits du sexe sur la santé » et là, vous allez trouver moult articles très intéressants sur le sujet ! Mais je vous joins déjà pas mal de lectures en bibliographie. 🙂

Je souhaiterais terminer cet article par une citation de D. Flaumenbaum que je trouve absolument magnifique :

Faire l’amour c’est :

« Le moment où nous donnons du temps au temps afin de permettre la création d’un espace commun, préliminaire à la rencontre des sexes. C’est celui des promenades où l’on partage la beauté des paysages, où les regards soutenus nous pénètrent en profondeur, où éclatent les sourires et les rires qui nous rendent complices, celui des mots qui caressent nos oreilles et des mouvements de nos corps qui s’accordent à leurs rythmes ».

En résumé, faites l’amour avec celle ou celui que vous aimez, trouvez le bon équilibre et laissez la magie opérer !

Avec tout mon amour,

Alexandra

Bibliographie :

Cheng J., Le Tao de l’art d’aimer, Calmann-Lévy, 1977.

Dallaire Y., Qui sont ces couples heureux ?, Le livre de poche, 2007.

De Sutter P., La sexualité des gens heureux, Les Arènes, 2007.

Despeux C., Taoïsme et corps humain, Trédaniel, 1990.

Ibid., Immortelles de la Chine ancienne, Pardès, 1997.

Dolto F., Sexualité féminine, la libido génitale et son destin féminin, Gallimard, 1996.

Flaumenbaum D., Femme désirée, femme désirante, Payot, 2006.Fradin J., L’intelligence du stress, Eyrolles, 2008.

Mantak C., Le Tao de l’amour retrouvé. L’énergie sexuelle féminine, 1990.

Ibid., Les secrets de l’amour selon le Tao. Cultivez l’énergie sexuelle masculine, Trédaniel, 2000.

https://journals.lww.com/PSYCHOSOMATICMEDICINE/ABSTRACT/2008/10000/POSITIVE_COUPLE_INTERACTIONS_AND_DAILY_CORTISOL_.7.ASPX

https://www.huffingtonpost.ca/entry/how-sex-makes-you-happier-healthier-person_us_5b2a570ce4b0a4dc9922ddf4?guccounter=1&guce_referrer_us=aHR0cHM6Ly93d3cuaHVmZnBvc3RtYWdocmViLmNvbS9lbnRyeS9xdWVscy1zb250LWxlcy1iaWVuZmFpdHMtZHUtc2V4ZS1zdXItbGEtc2FudGVfbWdfNWIyZTJmYjJlNGIwMzIxYTAxZDE1ZmNi&guce_referrer_cs=URFwRS8W5C2tBmUf_jP8iw

http://www.ayurvedasource.fr/articles/ayurveda-sur-la-sexualite-partie-1.html

 

 

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